Enerex propose des méthodes innovantes de mesures et d’interprétation de données magnétiques adaptées à une étude structurale pour des problématiques géotechniques. En effet, l’utilisation d’un système de mesure embarqué sur un drone léger permet de s’adapter à des conditions in situ compliquées telle que l’urbanisation de la zone d’étude. Qui plus est, nos solutions software à la pointe de la recherche académique et développées en interne nous permettent d’extraire des informations avancées sur les sources des anomalies, et faire le tri entre l’impact des constructions humaines et les caractéristiques structurales recherchées.
Cas d’étude d’Embrun
Embrun est une commune française des Hautes-Alpes confrontée à des problématiques de glissement de terrain. L’objectif principal des mesures magnétiques à Embrun est de contribuer à la compréhension du sous-sol, et des causes de ces mouvements de sols. L’urbanisation d’une partie de la zone rend l’approche traditionnelle d’acquisition géophysique au sol compliquée, voir impossible, et a motivé la réalisation des mesures à partir d’un drone aérien.
Exemple du site d’Embrun (FRANCE) soumis à des glissements de terrain

Une acquisition magnétique a donc été effectuée par drone à 25 m du sol, permettant de passer au-dessus des bâtiments tout en fournissant une information sur des éléments structuraux et lithologiques des 20 premiers mètres sous la surface. La difficulté dans ce projet réside essentiellement dans la capacité à discriminer les effets des bâtiments sur la carte d’anomalie magnétique ci-dessous, obtenue après traitement des données acquises.

Après une étude de corrélation entre le positionnement des bâtiments et les anomalies magnétiques mises en évidence après traitement des mesures, il est apparu que les contrastes dans la partie sud ne semblent pas être liés aux bâtiments. Néanmoins dans la partie nord, les anomalies observées (sinon toutes, un certain nombre d’entre elles) semblent être fortement influencées par la présence de concentrations de toitures en tôle.


Les figures ci-contre montrent avec plus de détails la corrélation évidente entre une anomalie magnétique, détectée au nord de la zone Sud, et les bâtiments avec toitures en tôle interprétés comme source de la-dite anomalie.
Après avoir isolé les anomalies dues aux bâtiments survolés, il a été possible de s’intéresser de plus près aux autres sources d’anomalies avec une interprétation et modélisation des effets de la géologie étudiée. La carte suivante présente un certain nombre des résultats de cette interprétation, et l’exemple de la modélisation de l’une des anomalies magnétiques répertoriées.


Les résultats des mesures à Embrun permettent de valider l’approche de la mesure magnétique en drone à 25 m dans les zones urbanisées, avec néanmoins une limite en cas de présence de structures à forte concentration de matériaux fortement aimanté comme des toitures en tôle. La procédure d’acquisition et de traitement des données permet de cartographier les éléments géologiques sous les habitations, sauf en cas de bâtiments multi-étages.
Les résultats ont permis de mettre en évidence des prismes à la géométrie complexe, contrôlés par des éléments structuraux sous-jacents inconnus auparavant. La combinaison de cartographie et de modélisation, ainsi que d’interprétation conjointes avec les données de forage a permis de mettre en évidence une grande limite entre zone SE présentant des accidents géologiques et zone NO n’en présentant pas. Les modélisations ont également permis de mieux contraindre la morphologie du toit des marnes dans la zone de glissement, ce qui permet de mieux contraindre le modèle géologique global 3D de la zone.
Nous remercions les partenaires du projet de nous permettre de présenter ce cas d’étude : l’Office National des Forêts et plus particulièrement sa mission Restauration des terrains en montagne.


