Enerex propose des services de mesures et d’interprétation de tomographie de résistivité électrique (ERT). Ces mesures sont particulièrement adaptées pour l’étude des milieux sédimentaires à haute résolution, car elles présentent une bonne sensibilité aux contrastes entre les différents sédiments (variations dans les compositions et saturations en eau) et permettent d’investiguer de grands profils rapidement et de manière non-invasive (donc adaptée aux terrains meubles).
Cas d’étude sur le site de Montmaurin en France
Montmaurin est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en Occitanie. Des mesures ERT y ont été effectuées dans l’objectif d’améliorer la compréhension des terrasses alluviales pour l’étude plus globale des grottes karstiques dans le plateau de Montmaurin et leur occupation par l’homme. Le projet a été mené en collaboration avec le laboratoire LIVE (Laboratoire Image, Ville et Environnement) de l’Université de Strasbourg.
exemple d’étude à Montmaurin en Occitanie (France)

L’ acquisition a été réalisée grâce à un système Syscal Jr. IRIS Instruments, connecté à un ensemble de 48 électrodes en acier inoxydable. Après acquisition et traitement des données acquises le long d’un profil, on obtient une coupe verticale montrant un modèle d’inversion des résistivités électriques réelles des matériaux du sous-sol le long de ce profil. Ces coupes peuvent être interprétées, notamment pour identifier différentes couches lithologiques.
Exemples de coupes verticales obtenues après les mesures sur le site de Montmaurin

Sur le profil en exemple ci-dessus, les variations de couleurs nous indiquent des valeurs de résistivités différentes, correspondant à un changement de lithologie des sédiments. Deux couches plutôt résistives (150-630 ohm.m) sont visibles en surface, de part et d’autre de la rupture de pente à environ 325 m de notre première électrode (rupture de pente interprétée comme un changement de terrasse). En dessous de ces couches, une autre lithologie se présente, peu résistive (5-15 omh.m), vraisemblablement plus argileuse (et/ou saturée), et s’étend de façon homogène sur l’ensemble du profil. Ces résultats confirment que les deux terrasses alluviales sont indépendantes latéralement et non superposées.


Ci-dessus sont présentés deux profils réalisés perpendiculairement pour obtenir une meilleure information 3D du sous-sol. On observe, cette fois, sur ces profils une couche peu résistive en surface (125-250 ohm.m) au dessus d’un niveau aux propriétés plus contrastées. Vers le SE, le contraste apparaît très fort avec une couche résistive (450-500 ohm.m) sous-jacente bien marquée, tandis qu’au NO, la délimitation est moins marquée voir inexistante. Ces variations sont certainement dues à des variations lithologiques au sein de la couche profonde, sous les terrasses alluviales.
Les levés ERT effectués sur le site de Montmaurin (7 en tout) ont apporté de précieuses informations et permis de faire des interprétations préliminaires, qui ouvrent les perspectives pour mieux caractériser l’organisation des terrasses alluviales de La Save près de la commune de Montmaurin.
Nous remercions les chercheurs du laboratoire Image, Ville, Environnement (LIVE – Université de Strasbourg, CNRS) de nous permettre de présenter ce cas d’étude.

